
Les conseils de Bertrand
Jus d’orange et p’tit café au déjeuner avant la randonnée. Une bouteille d’eau dans les 30 premières minutes d’effort. Il fait chaud, on a soif quand on pédale, alors on avale goulûment une bonne quantité de liquide jusqu’à ce que… oups ! le besoin se fait sentir… tout naturel ! Soudain, le cycliste cherche un abri pour soulager son envie. Vite ! Ça presse ! Mais les toilettes ne courent pas… les rues, alors on se rabat où l’on peut. Consignes obligent, il faut ici avoir une certaine… retenue ! On s’explique.
Tout simple : on cherche un lieu propice loin des haies et des terrains privés. On repère les grands espaces comme les terres dans les rangs déserts et, pour les cyclo-pudiques, on cherche les cabines publiques, car les routes en sont parsemées ici et là, qu’on se le dise. Des exemples. À Saint-André, la municipalité offre deux endroits précis : à la halte routière et au quai près de la marina. Sur la Route Verte, on peut localiser facilement quelques toilettes sèches. À Saint-Placide, une halte « complète » s’offre aux promeneurs.
Voyez-vous, la meilleure façon d’agacer le résident et de lui faire à jamais détester les cyclistes, est de vous voir arroser son rosier, son chêne, son thuya… Quant à lui, le commerçant sera bien sûr irrité de vous laisser entrer chez lui juste pour son petit coin offert à SA clientèle. À ce propos, certains d’entre eux ont décidé d’inviter le cycliste dans leur commerce en lui proposant, comme ce dépanneur à Saint-Benoit, un présentoir de barres tendres, boissons énergisantes et autres trucmuches pour ravitailler le peloton.
Rappelez-vous ce qu’on lance aux enfants avant de partir en promenade : « Allez, un petit pipi avant de partir ! »
Guy Séguin et Suzanne Séguin
SamediVélo/Communications

Rien de plus tragique qu’un solide coup à la tête lors d’une chute à vélo. Les conséquences peuvent être graves, irréversibles. Le casque protège-t-il tout le monde comme on le souhaite ? Celui de votre fille est-il bien en place ? Serait-il trop grand ? Et le vôtre, croyez-vous qu’il réponde à tout ce que vous attendez de lui ? Allez tout de suite chercher les casques de vélo de tous les membres de la famille. On passe un examen.
Le casque protecteur de la jeune Selena. Hop ! Sur sa tête. Il doit se tenir fixe sur son coco. Si le casque est un peu grand, optons pour des coussinets et bien l’ajuster sous le menton. Les courroies doivent passer en V sous l’oreille.
Votre grand Simon veut avoir l’air cool. Son casque est recouvert d’autocollants amusants, mais qui l’empêcheront, en cas de chute, de glisser en douce comme il le doit, et risquera de provoquer une vilaine torsion du cou... Besoin d’acheter un nouveau casque ? Faites-lui choisir la couleur, vive pour être bien en vue ; il l’aimera. Discutez avec lui des critères de sécurité, des bons ajustements. Informé, il ne l’enlèvera pas au coin de la rue…
Et vous ?
Faux de croire que l’attache doit être lâche sous le menton. Le casque ne doit bouger sur la tête sous aucun prétexte. D’ailleurs, un casque stable, parallèle au sol si on regarde l’horizon, c’est plus sécuritaire et tout confort.
Faux, eh oui !, de croire que la forme aérodynamique est un élément qui « aide » à la protection. Le vent glisse bien sur ce genre de casque très répandu à la coupe profilée, mais quand on tombe sur la tête, la pointe casse le mouvement naturel du roulement du corps, et peut avoir des conséquences bien fâcheuses. Torsion, flexion, compression… de quoi vous inspirer lors de l’achat de votre prochain casque pro-tec-teur ! Récapitulons. Plus la forme du casque épouse celle de la tête, plus celui-ci est susceptible de protéger votre crâne et ce qui s’y rattache !
Pratiques la palette, le pare-brise prononcé, le miroir à même le casque, mais ce sont de réels obstacles lors de chute. Réfléchissons aux gadgets. Optez pour une visière qui se détache facilement lors d’un impact, par exemple, est une bonne idée.
Votre casque porte-t-il la trace d’une homologation reconnue : SNELL, CSA, CPSC, ASTM ? Votre casque a de l’âge ? Ces constituants ont vieilli et n’offrent plus les mêmes caractéristiques de protection. S’il a déjà protégé votre tête lors d’un violent impact ou vous l’avez acheté usagé, faites-en une jardinière originale ! Ses capacités protectrices, non visibles, ont souvent disparu.
Le plus commun, le casque à coquille ultra mince est constitué d'une fine couche de plastique semi-rigide fixée à une mousse de polystyrène ; idéal pour le vélo de montagne, le vélo de route, la compétition de vélo de cross-country et le vélo-boulot.
Pourquoi ne légifère-t-on pas le port du casque ?
Bon, bon, bon. Maintenant que l’on sait choisir le casque de vélo pour chacun des membres de la famille, l’ajuster et l’entretenir, pourquoi le porter s’il n’est pas obligatoire, hein ?
Voyons de loin où en est le débat. D’un côté, il faudrait légiférer, si on se fie aux études attestant le bien-fondé de cette habitude à prendre. Mais de l’autre, l’obliger ne réduit pas le nombre de blessures chez les cyclistes, révèlent d’autres statistiques. On constate que là où il y a loi, depuis une quinzaine d’années, le casque est porté par 85 % des cyclistes contre 26 % en 1989, mais que le nombre de traumatismes crâniens n’a pas changé, lui… On croit que ce paradoxe s’explique par un « je suis protégé, donc je prends plus de risques » ! Pas bête.
Reste que, rouler casqué est une question de bon sens. La coquille ne compensera en rien tous nos écarts de conduite. D’autre part, SamediVélo justifie son règlement en expliquant que rouler en file augmente le risque de contact entre cyclistes, donc de chutes. Tout simplement.
Profitez du sujet de l’heure pour en savoir plus. Dans son numéro de juin, en kiosque depuis le 26 mai, le magazine Protégez-vous guide les familles dans l’équipement de leur vélo. Par ailleurs, on peut y lire les résultats d’un test de 17 sièges de vélo pour enfants, deux guides d’achat consacrés aux casques et aux remorques, entre autres sujets pertinents.
Pédaler vent dans les roues sur une route de campagne : pur bonheur, sentiment irrésistible de liberté ! La chaleur du soleil, la beauté des paysages, la vitesse, tout nous grise ! Qui plus est, faire du vélo améliore notre santé. Exercice aérobique par excellence, il est bon pour le coeur et les poumons, augmente le niveau d’énergie, aide à atteindre et à maintenir un poids santé et favorise une philosophie de vie positive. Cependant, avant d’enfourcher son vélo, ces petits conseils vous mèneront plus loin que vous ne le pensez.
Tout d’abord, afin d’éviter des douleurs inutiles, il est important d’avoir un vélo bien lubrifié, en bonne condition et ajusté à notre taille. Et l’ajustement est tout simple : la selle parallèle au sol, votre jambe est à peine fléchie quand le talon est sur la pédale, et le guidon est de la même largeur que les épaules. Enfin, gonflez vos pneus ! Une mauvaise pression augmente le risque de crevaison. Petit truc à savoir : la pression recommandée par le manufacturier est indiquée sur le flanc du pneu.
Ah ! ces rayons ultraviolets, qu'on appelle aussi UV ! Une surexposition à ces rayons contribue à l’affaiblissement du système immunitaire et peut causer le cancer de la peau et en accélérer son vieillissement … A-t-on besoin de ça ? Une crème avec un facteur de protection solaire (FPS) d’au moins 15 suffit, et ce, même par temps nuageux. Pour les ados et les petits, un FPS de 30 ou même 45 est recommandé. Portez des lunettes de soleil qui bloquent les UV. Voilà comment y voir plus clair !
Protégez votre cerveau en portant un casque. Les séquelles sont possibles même avec les traumatismes crâniens les plus légers. Ajustez votre casque à l’aide des sangles et attachez-le. Il ne doit en aucun cas bouger de votre tête et doit couvrir la moitié de votre front. Un casque mal attaché ne permet pas d’absorber l’énergie de l’impact lors d’une collision. Pensez-y !
Ne partez pas à vélo sans eau ! Il faut prévoir une bouteille d’eau de 600 ml par heure, et plus par temps chaud pour bien s’hydrater. Prenez un repas nutritif une heure ou plus avant votre balade. Pédaler brûle des calories. Aux deux heures, croquez une barre énergétique afin de maintenir vos réserves d’énergie. Enfin, prévoyez quelques sous avant de partir pour l’achat d’aliments en route, au cas où.
Ces petits conseils en poche, vous pouvez sillonner les plus beaux sentiers du Québec en santé et en sécurité. À vos marques, prêts, vélo !
Christiane Gagné

Quel âge peuvent bien avoir les plus jeunes samedivélistes ? 18 mois, 2 ans, 5 ans ? Ils sont tout petits et déjà le vent dans les voiles… derrière un parent. Ils voyagent assis sur un siège vélo, ou tirés par une barre, ou encore remorqués, lovés dans un confortable abri roulant, sans compter que les plus vieux aptes à rouler sur deux roues de façon autonome sont aussi du nombre. En fait, que faut-il choisir comme support pour les enfants ?
Le demi-vélo. Vélo sans roue avant lié par une barre solide fixé sur celui de l’adulte. Conçu pour les 4 à 10 ans, il permet au jeune d’être un compagnon de parcours qui participe à l’effort selon ses capacités.
La remorque. Petit véhicule à deux roues fixé à l’arrière d’un vélo tracteur dans lequel un ou deux enfants peuvent admirer le paysage ou… s’endormir, quand on a pas encore l’âge du demi-vélo.
Le siège. Fixé au porte-bagages arrière, le siège pour vélo est muni de sangles, de repose-pieds, d’accoudoirs ou d’une barre d’appui amovible, parfois d’un appui-tête.
« Statistiquons ». Plus de 300 000 Québécois profitent d’un équipement quelconque pour pédaler avec l’enfant. 7 % de ces cyclistes roulent, petit siège derrière la selle ; 4 % d’entre eux peuvent lier une remorque et 2 % tirent un demi-vélo.
Papa, maman, venez donc accompagnés à votre prochain SamediVélo ! Vous donnerez peut-être la piqûre à Ti-Pou et à Tit’Puce… Pédaler, un plaisir sans âge qui se partage.
Bon SamediVélo!
On constate l’intérêt sans cesse croissant pour le vélo. Si ce sport n’est pas récent, il demeure toujours d’actualité. Et pour cause ! Chez nous, la pratique du vélo a connu une augmentation de 68 % depuis 1985. La bicyclette constitue aussi un phénomène social important. Pendant la saison estivale, on voit de plus en plus de cyclistes sillonner les routes, seuls ou en groupes. Et SamediVélo n’est pas insensible à la chose.
SamediVélo compte actuellement un bassin d’environ deux cents cyclistes qui participent de façon sporadique à l’une ou l’autre des sorties. Toutefois, beau temps mauvais temps, un noyau d’inconditionnels se donnent fidèlement rendez-vous le samedi venu. Nous n’en sommes qu’au balbutiement et une habitude de pédaler en groupe s’installe, sans égard au style, aux habiletés.
Un stationnement qui affiche souvent complet est un signe qui ne ment pas sur la fréquentation d’un lieu. De fait, il suffit de passer par la Route 344 à la hauteur de la montée St-Philippe pour faire soi-même le constat. Notre Route Verte est piétinée et roulée au-delà du vœu fait par les personnes qui y ont cru et ont tout fait pour la voir vivre ainsi !
Marc Carrière, DG de la MRC d’Argenteuil, précise : « On réfléchit actuellement sur la façon dont on pourra développer d’autres sentiers comme le tronçon menant de la passerelle Desjardins d’Argenteuil à la montée St-Philippe. » Sans divulguer les projets, M. Carrière semble positif, confiant, rassurant quant à l’avenir de la Route Verte dans notre paysage.
Rappelons les grandes lignes. Début 1980, démantèlement des infrastructures ferroviaires et vente de parcelles auprès de riverains. Heureusement, un compréhensif M. Smith accepte en 2005 de se départir du terrain acquis entre les montées Robert et St-Philippe, que l’on utilise avec joie aujourd’hui comme site propre de la Route Verte. Puis, on se met au travail afin d’ouvrir une piste cyclable au cœur de la nature.
La MRC d'Argenteuil est fière de vous accueillir sur la Route verte d'Argenteuil. Tout au long de ses 54 km, dont 6.5km se situent en site propre, les cyclistes, marcheurs et randonneurs auront tout le loisir de pratiquer leur activité sportive préférée, en admirant la beauté de nos paysages, et ce, en toute sécurité.
Bienvenue chez nous!
Vous pouvez télécharger la carte de la route verte d'Argenteuil en format pdf. Utiliser le zoom d'Acrobat Reader pour en visualiser les détails.
Vous trouverez de magnifiques endroits à visiter dans notre région.
Souvent, on quitte la maison sur nos deux roues et on pédale le quartier. Parfois, on souhaite voir du pays, donc les sorties cyclistes exigent un peu d’organisation. Les participants de SamediVélo viennent parfois de loin et doivent se rendre en voiture, transportant leur vélo jusqu’au lieu de départ. Le porte-vélo devient alors incontournable ou presque.
Sans être exhaustive, l’information qui suit vous permettra de débroussailler un peu le sujet si vous avez l’intention de vous procurer un porte-vélo adapté à vos besoins et à votre budget. Le marché propose essentiellement trois porte-vélos : pour hayon ou autoportant, avec attelage de remorque et celui fixé sur le toit du véhicule.
Pour hayon
Entre 50 $ à 200 $, ce porte-vélo est le plus abordable. Il a l’avantage d’être léger bien qu’un peu long à installer en raison des sangles qu’il faut solidement lier au véhicule, bloquant alors l’accès au coffre-arrière. C’est le porte-vélo idéal pour les sorties occasionnelles. Étant donné sa complexité d’installation, il importe de se faire expliquer la procédure lors de l’achat.
Pour attelage de remorque
Alternative de choix si le véhicule est déjà pourvu d’un attelage (coût alors entre 100 $ et 230 $), ce type de porte-vélo est facile d’installation surtout si le support se verrouille à l’attelage à l’aide d’une goupille (aucun outil nécessaire malgré que ce support soit un peu lourd). Autrement, à ce prix, il faut ajouter entre 180 $ à 250 $ pour une installation complète. Pour les camionnettes ou VUS, on opte pour le porte-vélo qui peut se plier, donnant ainsi accès au hayon. Certains de ces porte-vélos sont munis de deux points d’attache par vélo de sorte que les bicyclettes ne subissent aucun dommage lors du transport. Variante fort intéressante et récemment disponible, le modèle plate-forme offre l’avantage de ne pas avoir à soulever le vélo aussi haut. Au lieu de n’être soutenu que par son cadre, le vélo a les deux roues fixées sur une plate-forme.
Pour le toit
Pour les grands utilisateurs du duo vélo-auto, ce porte-vélo est un bon choix puisqu’il est fixé en permanence sur le véhicule. Il faut au préalable s’assurer que le vélo est suffisamment léger et facile à soulever pour l’installer sur le toit, surtout s’il s’agit d’une camionnette. Son prix balance entre 100 $ à 260 $, avec barres de toit déjà en place, sinon on ajoute quelque 140 $ à la facture.
Notez bien avant l’achat…
… la limite de poids du porte-vélo en fonction de ce que vous comptez transporter.
…que les points d’attache du porte-vélo n’égratignent pas le vélo.
… que le porte-vélo est bien recommandé pour votre véhicule.
N’hésitez pas à vous informer auprès des fournisseurs de la région de SamediVélo, dont Atelier du Sport, Lebeau Vitres d’autos et Canadian Tire, à Lachute, et Cycles Cadieux, à St-Jérôme. Consultez aussi Internet : www.sportrack.com, www.thule.com, www.yakima.com et www.rackultra.com.
Serge Brault, rédacteur
Suzanne Séguin, réviseure
Saviez-vous que le cycliste est un conducteur soumis au Code de la route ? Eh bien oui, et ce n’est pas tout, il peut recevoir une contravention pour ne pas le respecter. À titre d’exemple, l’omission de s’immobiliser à un feu rouge ou à un arrêt obligatoire entraîne une pénalité allant de 15 $ à 30 $ plus trois points d’inaptitude sur le permis de conduire. Ou encore, vous vous faites pincer à contresens de la circulation ou vous roulez sur le trottoir, attendez-vous à sortir votre portefeuille. Un pensez-y bien !
Dans le Code de la route, la première règle de prudence est de vous assurer qu’on vous a remarqué. Croiser le regard des automobilistes qui vous entourent. Sans ce contact visuel, vous courez un risque et il devient particulièrement grand si vous avez affaire à un poids lourd (autobus, camions, etc.). Saviez-vous qu’en raison des angles morts dans les rétroviseurs, les conducteurs ne vous voient pas ? Ceci dit, ne dépassez jamais un poids lourd par la droite, même s’il est à l’arrêt : vous risquez d’être dans l’angle mort et, si le poids lourd tourne à droite, vous serez pris sous les roues… origine de beaucoup d’accidents mortels.
Au Québec, les cyclistes peuvent circuler sur toutes les routes sauf les autoroutes. Les cyclistes tout comme les automobilistes doivent tenir leur droite. Dans l’esprit du Code, un cycliste doit se prémunir contre les imprudences d’autrui et les obstacles imprévus. Il doit donc se tenir à une distance raisonnable des portières des véhicules en stationnement. C’est pourquoi il est suggéré de rouler à un mètre des voitures stationnées afin de se donner assez d’espace pour manœuvrer au cas où une portière s’ouvrirait soudainement. Cet espace de sécurité peut vous sauver la vie.
Et vos signaux, vous les connaissez ?

C’est simple, ces signaux indiquent vos intentions aux usagers de la route qui vous suivent. Bref, ce sont les clignotants des cyclistes !
Soyez brillants ! Portez des vêtements clairs ou encore mieux, réfléchissants. Les automobilistes pourront vous voir, même à distance !
Une bonne connaissance du Code de la route vous permet d’adopter un comportement sécuritaire pour pédaler longtemps, longtemps et longtemps ! Chers samedivélistes, soyez prévisibles et visibles, sur ce, bonne route !
Christiane Gagné
SamediVélo/Communications
Lettre à Céline... de SamediVélo
Chère Céline,
J'essaie de te convaincre, durant nos randonnées hebdomadaires à travers nos brefs échanges, d'installer des cale-pieds sur ton vélo. Laisse-moi aller jusqu’au bout.
D'abord, Céline, oublie les histoires loufoques du style : « le cycliste accidenté était tellement attaché à ses pédales qu'on a dû le transporter en ambulance, lui... et son vélo » ; franchement ridicule ! Oublie aussi toutes ces histoires de fouilles mémorables, bien que vraies, racontées par des cyclistes sportifs qui ne se sont pas décrochés à temps lors d'un arrêt. La vérité est que ces « accidentés » du vélo ne peuvent plus s'en passer ; ils ont fait un choix entre le plaisir nettement supérieur d'une performance accrue et le risque très minime de chuter à cause de cale-pieds.
Depuis le début de notre échange, j'emploie le terme générique de cale-pied qu'on peut définir comme « un dispositif solidarisant pied et pédale »… voyons voir !
La pédale automatique est constituée d'un ensemble de pédale et de cale compatibles. Lorsque le cycliste pose son pied sur la pédale, la cale s'emboîte automatiquement par un clic. La tension de cette fixation se règle par un boulon situé derrière ou sous la pédale. Nécessite une chaussure spéciale ; avec certain modèle, on peut avoir de la difficulté à marcher. Le cycliste sportif y est accro en raison de sa très grande efficacité.
La pédale cale-pied : plate-forme avec cale (et sangle ajustable) pour y insérer le pied, ne nécessite pas de chaussures spéciales, mentionnons tout de même les bienfaits d'avoir une semelle sans aspérités autant dessous que sur les côtés ; semelle-crampons à proscrire. Cette semelle doit être suffisamment rigide pour transmettre une bonne pression du pied à la pédale sans toutefois la sentir sous le pied. Coûte peu cher (10 $ à 20 $) et s'installe assez facilement.
Si tu optes pour la sangle, il sera peut être nécessaire de fixer d'abord une pédale conçue à cette fin, laquelle possède des fentes permettant d'enfiler la sangle à travers la pédale, ce qui l'empêche de traîner en dessous ; un petit crochet permet de ramener plus facilement le cale-pied à l'endroit afin d'y insérer le pied.
Si tu décides d'installer les cale-pieds, tu dois les utiliser parce qu'autrement, ils vont traîner au sol à chaque rotation du pédalier ; pire si le vélo penche (en virage), ce qui devient alors très dangereux.
Bien sûr Céline, je te recommande d’abord la pédale cale-pied qui, pour des randonneurs du dimanche... ou du samedi (trajet de
Bon. Au début, Céline, en cas d’arrêt brusque, tu auras peur que tes pieds restent pris dans les cale-pieds ; il devient pertinent de pratiquer de nombreux arrêts planifiés pour développer les bons automatismes.
J'espère Céline que par ces informations j'ai enfin pu te convaincre de l'utilité et du plaisir du cale-pied et que nous pourrons en discuter longuement lors de notre prochaine randonnée du samedi.
Ton ami randonneur,
Luc De
... on peut passer de SamediVélo à « Ironman »… ça dépend de vous !
Vous pédalez depuis que vous êtes tout petit, vous nagez aussi et courez allègrement depuis belle lurette… et bien qu’à cela ne tienne… de petits à grands, les défis peuvent l’être tout autant !
Quand j’entends Ironman, ça me fait de l’effet… mes yeux deviennent grands, mon respect aussi car c’est après
L’épreuve
L’Ironman est constitué de 3 marathons; un de natation, un de vélo et un de course à pied mis bout à bout ! Les très rapides le font en 10 heures, ça peut en prendre 15 d’affilées pour le débutant dans ce défi qui passionne ceux qui ont l’âme marathonienne.
La recette ? De la préparation ! 4 mois d’entraînement intensif ; autour de 20 heures/semaine et ça peut aller à 25 heures/semaine dans les moments forts. Perdre du poids progressivement afin d’être mince tout en restant fort physiquement. Ajoutez à cela, la passion, la détermination et l’endurance, le courage et la discipline.
L’épreuve est très exigeante. Il faut en effet performer dans les 3 disciplines, ce qui est un défi en soi. Ceux qui ne les maîtrisent pas toutes optent pour le triathlon qui peut se faire en équipe, chacun dans sa force.
Les plus humbles Ironmans diront que l’épreuve est accessible à tous mais la motivation première d’Ironman est le dépassement, le désir de se réaliser comme athlète… et cela n’est pas donné à tous. Ça peut cependant se développer graduellement, même dans la quarantaine, comme nos Ironmans lachutois; Jacques Laramée, Gilles Lemay et Michel Lynch. Ces athlètes qui s’entraînent ensemble diront : « Tu découvres que ton corps peut performer bien au-delà de ce que tu crois ».
Si la préparation n’est pas au rendez-vous, les embûches peuvent être importantes lors de l’épreuve : déshydratation, baisse d’énergie et de sucre, déséquilibre sanguin, il faut y voir pour franchir le fil d’arrivée…
Un brin compétitifs, ils le sont mais pas trop. « L’accent est mis sur ce court événement et le record à battre est le sien. Contrairement aux sports d’équipe, défi et objectif sont une affaire personnelle », dira l’un d’entre eux.
Ça vient d’où Ironman ?
D’abord d’Hawaii ! Il est intéressant d’apprendre qu’au début des années 1970, ce sont les soldats américains effectuant leurs services militaires à Hawaii qui se sont lancés ce défi de taille… après une gageure de bar… ceux qui termineraient l’épreuve seraient acclamés Ironman ! D’ailleurs l’Ironman aspire à réaliser cette épreuve ultime qui culmine à Hawaii encore aujourd’hui !
Cette discipline qu’on associe souvent aux excessifs attire quand même des personnalités au profil marathonien. Pour ce qui est de la famille, ça peut être tout un casse-tête ! Il faut arriver à équilibrer, famille, travail, entraînement, loisirs, amitié, plaisirs… un défi Ironman!!! Alors, quand commencez-vous l’entraînement ?
Claire LaGarde
...avant, pendant et après un SamediVélo
Récemment, un de ses toujours beaux samedis, un jeune cycliste se présente à SamediVélo pour la première fois. Il est en forme, porte fièrement ses quelque 25 ans, a une monture en bon état et opte pour le trajet des sportifs modérés. Il comprend qu’il devra parcourir plus de
Notre mécano-secouriste-sportif Mario lui propose aujourd’hui ses trucs simples et recettes sûres vite faites bien faites parfaites, à boire ou à manger avant, pendant et après un court, moyen ou long SamediVélo.
AVANT SAMEDIVÉLO
Le « shake » de Mario
Temps de préparation : 4 minutes
On mélange à l’aide d’un batteur à main et on boit l’elixir !
On préfère les céréales ? Parfait. Retenons qu’il importe de bien lire les ingrédients en optant pour des céréales de grains entiers. On prend garde au taux de sucre indiqué. Voici le palmarès céréales de Mario.
En tête : Les Brans Flakes. 2e : Le gruau nature. 3e : Un muffin au blé. 4e : Des céréales muslï. 5e : Les Shredded Wheat.
Et si le temps, vraiment, manque parce qu’on est déjà en retard et que 9 h, heure du départ des groupes SamediVélo, va bientôt sonner… on prend une barre énergétique avec beurre d’arachides au passage.
PENDANT SAMEDIVÉLO
Lors de nos randonnées cyclistes, des pauses s’imposent et Mario propose. « Il ne faut surtout pas attendre d’avoir soif pour boire » explique-t-il en nous offrant du coup sa petite recette liquide et pas chère du tout. À une tasse d’eau on ajoute une demi-tasse de jus d’orange et deux pincées de sel, pas plus pas moins. De l’énergie garantie ! Si on aime le Gatorade, Mario le dilue de moitié avec de l’eau, car trop sucré.
Après quelques kilomètres, le corps a déjà brûlé bien des sucres et il en redemande. On lui donne quelques bouchées bien pensées, à
Mario retient un slogan tout à fait approprié, qu’il nous partage : « Bien se nourrir pour bien se porter et donner du punch en vélo ».
APRÈS SAMEDIVÉLO
La randonnée terminée, souvent on aime bien se retrouver entre amis au resto, au bistro ou peut-être chez Mario pour partager un petit lunch. Notre ami déconseille toute protéine animale car trop lente à digérer, proposant ici plutôt une protéine végétale : fruit et fromage par exemple. Mais en soirée, la protéine animale trouvera sa place dans l’assiette du cycliste. Alors, un cycliste averti en vaut deux ! Parole de Mario !
Un merci tout spécial à Mario Lalande.
Suzanne Séguin
Attention ! Si vous osez essayer ce qui suit, vous deviendrez accro. Et ici, il est question de troquer la voiture pour le vélo pour se rendre au boulot. Allons-y d’abord avec une liste des effets obtenus garantis :
Oui, mais…
De vilaines pensées déjà éclatent. Ah ! Pédaler pour se rendre au travail, oui, mais suis-je suffisamment en forme ? Serais-je déjà fatigué avant même de commencer ma journée de huit heures ? Et quels vêtements devrais-je porter, des trucs particuliers ? Et mon vélo, ferait-il la route ?
Tut ! Tut ! Tut ! Sachez d’abord que 58 % de nos déplacements se font sur des distances de 5 km ou moins, donc un vélo utilitaire sans flafla fera l’affaire, tout comme des vêtements ordinaires (même une robe pour elle et un veston cravate pour lui !) ; on ne s’entraîne pas, on va au boulot ! Un minimum de logistique une fois arrivé à bon port vaut vraiment la peine pour ceux qui parcourent de plus longues distances.
Tiens ! Faites-vous un programme simple. Une fois par semaine, deux fois, puis trois… Vous verrez, l’essayer, c’est l’adopter !
Rappelez-vous que la sédentarité mène à la lassitude, et le vélo mène au boulot ! Selon Vélo Québec, « l’exercice physique, même modéré, augmente la capacité d’attention et de concentration, énergise et contribue à diminuer le stress. »
Je rêve de voir un jour en bordure de la route, un mardi 8 h, une filée de vélos pédalés par des travailleurs et travailleuses, roulant à la queue leu leu, créant disons… un bouchon de circulation ! Rêvez avec moi !
Bon vélo de semaine !
Suzanne Séguin

Voici quelques définitions qui pourront vous être utiles :
Cadre : Le cadre comprend le tube horizontal, le tube diagonal, le tube de selle, le boîtier de pédalier, le tube de direction, les bases, les haubans et la fourche.
Cintre : Partie horizontale du guidon d'un vélo, fixée à la potence, qui permet au cycliste de s'appuyer et de contrôler le mouvement de la roue avant. Le terme guidon est souvent employé dans la langue courante pour désigner cette notion.
Potence : Partie du guidon qui maintient le cintre à l'horizontale et qui se fixe sur le pivot de fourche.
Fourche : Partie du vélo composée principalement des pattes, des fourreaux, de la tête de fourche et du pivot de fourche, dont la fonction est de retenir la roue avant du vélo.
Selle : Siège en cuir ou en tissu de forme plus ou moins triangulaire, souvent muni de ressorts, qui est fixé sur la tige de selle d'un vélo.
Tige de selle : Tube qui supporte la selle de vélo à son extrémité supérieure et dont la base s'insère dans le tube de selle. La tige de selle peut être insérée plus ou moins profondément dans le tube de selle, selon la taille du cycliste. Elle est ensuite maintenue à la bonne hauteur grâce au collier de tige de selle.
Hauban : Tube oblique fixé à l'arrière du tube de selle, qui rejoint la base au niveau de la patte arrière.Un vélo compte un hauban et une base de chaque côté de la roue arrière afin de soutenir cette dernière.
Base : Tube fixé horizontalement à l'arrière de la boîte de pédalier, qui rejoint le hauban au niveau de la patte arrière.
Frein : Dispositif principalement composé de deux patins, de deux bras de frein, d'un câble et d'une manette de frein, servant soit à diminuer la vitesse d'un vélo, soit à l'immobiliser complètement. Chaque vélo est muni d’un frein avant et d’un frein arrière.
Câble de frein : Câble de métal reliant le levier de frein et le mécanisme de freinage de la roue.
Levier de frein : Levier fixé au guidon du vélo, parallèlement aux poignées, de manière à ce qu'il soit facilement accessible aux doigts du cycliste, dont la fonction est d'exercer une traction sur le câble de frein lorsque nécessaire.
Dérailleur : Mécanisme, commandé par la manette de dérailleur, qui déplace la chaîne sur le pignon ou sur le plateau sélectionné. Un vélo compte deux dérailleurs, soit le dérailleur avant et le dérailleur arrière.
Manette de dérailleur : Dispositif permettant au cycliste de modifier, selon ses besoins, le braquet sur son vélo, en sélectionnant le plateau ou le pignon sur lequel la chaîne doit s'engrener.
Commande de dérailleur : Câble de métal reliant la manette de dérailleur au dérailleur commandé par cette dernière.
Chaîne : Suite de maillons métalliques articulés qui s'engrènent sur les dents des plateaux et des pignons, afin de transmettre à la roue arrière d'un vélo le mouvement obtenu par la rotation du pédalier.
Pignons : Roue dentée faisant partie du système de transmission, se fixant au niveau du moyeu arrière du vélo et sur lequel s'engrène la chaîne. Sur les vélos multivitesses, plusieurs pignons de diverses grandeurs sont assemblés pour former une cassette.
Plateau : Roue dentée faisant partie du pédalier, qui se fixe sur l'étoile et dont la fonction est d'entraîner la chaîne pour que cette dernière mette la roue arrière en mouvement. En général, un pédalier compte entre un et trois plateaux. Le plateau extérieur est le plus grand, le plateau intérieur le plus petit et le plateau intermédiaire est celui fixé entre les deux précédents.
Pédale : Élément du vélo composé de l'axe de pédale, du corps de pédale ainsi que de roulements à billes, qui est fixé à l'extrémité de la manivelle.
Pédalier : Partie du vélo comprenant le jeu de pédalier, les manivelles, les plateaux et l'étoile, qui permet au cycliste de créer le mouvement propulseur tout en transmettant ce dernier à la roue arrière grâce à la chaîne.
Manivelle : Bras de métal, faisant partie du pédalier d'un vélo, reliant l'axe de pédalier et la pédale.
Étoile : Pièce formée de quatre ou cinq bras se déployant en étoile autour de l'axe de pédalier d'un vélo et sur l'extrémité desquels se fixent les plateaux.
Roue : Élément circulaire tournant sur un axe horizontal placé en son centre, qui se compose principalement de la jante, du pneu, de la chambre à air, du moyeu, ainsi que des rayons, et qui est l'organe de déplacement du vélo.
Jante : Cercle de métal relié au moyeu par les rayons, sur lequel sont montés le pneu et la chambre à air d'une roue de vélo.
Moyeu : Élément placé au centre de la roue d'un vélo, se composant principalement du corps de moyeu, des flasques et des roulements à billes.
Rayon : Mince tige métallique reliant la jante et le moyeu d'une roue de vélo.
Chambre à air : Tube en caoutchouc placé à l'intérieur d'un pneu de vélo, muni d'une valve pour l'admission ou l'expulsion de l'air, qui devient circulaire une fois gonflé.
Valve : Soupape fixée à la chambre à air, par laquelle est injecté l'air et servant ensuite à retenir ce dernier à l'intérieur.
Danielle Robertson
Il est si agréable de monter sur un vélo neuf, ou en bonnes conditions, et dont le fonctionnement est bien maîtrisé. Partir sur la route une légère brise au visage. Rouler avec un groupe sympathique et aussi stimulé que vous. Si agréable… Imaginez l’autre maintenant chevauchant un vélo au dérailleur bruyant parce que mal lubrifié, une crevaison au bout de quelques kilomètres parce que le pneu était usé ou peu gonflé. On veut bien l’aider, mais par négligence, le groupe est ralenti.
Pour partir la tête tranquille avec SamediVélo, il faut régler trois aspects AVANT le départ.
Laissez-nous vous conseiller.
Voilà, il y a habitude et attitude. L’apparence est sans contredit la principale raison évoquée pour se passer de cette protection. Mais combien d’entre vous savez que les casques sont aujourd’hui ultra-légers, très aérés, en plus de bien protégés ? Et encore, la firme québécoise Louis-Garneau, entre autres, conçoit des casques au design bien pensé, aux couleurs et formes attrayantes, pour qui le look justement compte !
Au Québec, le casque n’est pas obligatoire, mais très recommandé. En Ontario, grâce à la loi interdisant de s’en passer, chez les moins de 18 ans, le nombre de traumatismes crâniens a chuté de 26 % en quelque 5 ans. Dans plusieurs provinces canadiennes, la loi est claire sur le sujet : on le porte.
L’idée ici, voyez-vous, c’est dans mettre plein son casque !